Rue St-Joseph (en renouvellement)

"Carré Jacques-Cartier, coin de la Couronne et St-Joseph en 1908
Photo BANQ: Collection Burnaby Village Museum P337

Sur cette photo de 1908, on peut voir à droite de la photo les Halles Jacques-Cartier. De plus, on voit le pavoisement des édifices pour le tricentenaires. Sur la banderoles, il semble y avoir écrit Laval Homme d'État? On fait référence, ici à Pierre Laval homme d'état français, né en 1883 et mort fusillé en 1945 pour haute trahison ou à Mgr de Laval, le qualifiant d'homme d'État parce qu'il est un des fondateurs de la ville comme premier archevêque de Québec.

(ndlr. Je trouve étrange qu'on salue un socialiste à cette époque et quel est le lien avec Pierre Laval et la ville de Québec)


"Carré" Jacques-Cartier et Hôtel St-Roch 1941
BANQ: E6,S7,SS1,P20942

Place Jacques-Cartier 2011
(ma photo)


Le troisième grand magasin de Québec Magasin Pollack
Photo tirée de la Revue Cap-aux-Diamants, numéro 40, hiver 1995

Le magasin Pollack que l'on voit sur cette photo démontre l'importance des grands magasins à rayons au cours des deux tiers environ du 20e siècle.

Comme nous pouvons le voir sur cette photo, le magasin Pollack bénéficiait d'une grande popularité et probablement d'un beau succès commercial. Malgré, les embûches publiques que la religion catholique par leur organe influent à Québec, L'Action catholique. Ce journal, interdisait de permettre les publicités de ce "magasin juif". Mais, là ne s'arrêtait pas leur blocage souvent dans les églises du Diocèse ont faisait des pressions si non des peurs aux fidèles pour ne pas acheter chez Pollack.

Cependant, selon moi (serait à valider) ce n'est pas le racisme ou le sectarisme des autorités catholiques qui a fait disparaître cette entreprise mais, plutôt comme pour Paquet, des expansions trop coûteuses face à la concurence.

« Le magasin était la propriété d’un immigrant polonais, Maurice Pollack, né en Ukraine, à Kanele près de Kiev, en 1885. Arrivé au Canada en 1902, alors qu’il n’est âgé que de dix-sept ans, Maurice Pollack gagne d’abord son pain comme marchand ambulant puis ouvre un commerce dans la rue Saint-Joseph, l’artère commerciale la plus importante de Québec. Il n’a que vingt ans! Dans les années cinquante, il fait construire un édifice, imposant pour l’époque, pour y loger son commerce qui a pris beaucoup d’expansion. N’ayant jamais renié ses origines juives, il affiche une croix de David dans son magasin, au grand dam du clergé de l’époque… et fort probablement de ma mère! À remarquer sur la droite : le pot pour cracher…! »

Infos sur Internet sur Pollack Lien brisé indisponible
2 photos


Édifice du Syndicat de Québec
Photos de BANQ: P547,S1,SS1,SSS1,D1,P35

Magasin J.B. Laliberté 1895 et 2011
Photo 1895: BANQ: P585,D11,P7
photo 2011 (ma photo)

2 photos

Le magasin J.B. Laliberté est le seul magasin de détail sur la rue St-Joseph ayant résisté à l'avènement des centres commerciaux. Les Paquet, Syndicat de Québec et Pollack ont tous disparus complètement à la suite de faillites.

La longévité du magasin J.B. Laliberté est peut-être une conséquence de la naissance exceptionnelle de cette entreprise.

Le fondateur de cette entreprise, Jean-Baptiste Laliberté ouvre sa première entreprise à l'âge de 24 ans, en 1867. Fils d'un tanneur, il n'est pas long à s'imposer dans le domaine de le monde vestimentaire en raison de la qualité et du style des produits.

Mais, ce n'est que 17 ans plus tard qu'il fait construire un vaste édifice de 5 étages au coin de la Chapelle et de St-Joseph où se situe encore actuellement, le magasin.

La renommée de l'entreprise, même internationale dans le domaine de la conception et de la vente de produits de la fourrure et la beauté du magasin attire des visiteurs et même le président des E.U, William Howard Taft (président entre le 4 mars 1909 et 4 mars 1913.

Jean-Batiste Laliberté un homme d'affaires accompli Homme d'affaires averti, tient un rôle clé dans le développement du port de Québec et agit même comme président de la Banque Nationale.

Le fondateur décède le 26 Août 1926.

La succession, une fiducie de fils et d'un cousin. Au fur et à mesure des années, des changements de propriétaires mais, la même mentalité générale du fondateur a permis, du moins en partie, à l'entreprise de faire les bons choix de produits et d'expansion. Ainsi, ils ont résisté à ce qui a perdu les autres grands magasins de Québec, Paquet, Pollack et Syndicat de Québec, en ouvrant dans les centres commerciaux.

Mais aussi en ciblant leur champ d'expertise compte tenu de leur clientèle cible. Ils ont aussi réduit l'espace commercial de leur édifice sur St-Joseph et en utilisant des étages pour la location.


Banque de Québec, succursale rue St-Joseph. Elle succède à la Banque du peuple à ce même endroit. Elle même sera démolie et remplacée par l'édifice de la Banque Royale du Canada que l'on voit à l'extrème droite de la deuxième photo qui apparaît en passant le curseur sur les photos. Celle de la rue St-Joseph de 1960 ou mieux sur la photo de 2011 en dessous.

2 photos


Magasin Paquet 1915 et rue St-Joseph 1960
BANQ: P726,S44,P12 et P547,S1SS1,SSS1,D1,P362-1R

Emplacement du magasin Paquet 1900 et 2011
Photo 1900 BANQ: P547,S1,SS1,SSS1,D1,P35
2011 (ma photo)

2 photos


Le monument funéraire de Zéphirin Paquet témoigne de la richesse de cette famille avec sa compagne.
Ma photo au cimetière St-Charles rue St-Vallier 2018