Bassin Louise
Le Bassin Louise nommé en l'honneur de la quatrième fille de la Reine Victoria, la Princesse Louise. Le bassin a été aménagé entre 1877 et 1882 selon les plans de la firme d'ingénieurs britanniques Kinippe and Morris. La pierre angulaire a été déposée par la Princesse Louise en 1880.


Bassin Louise 1893
BANQ: P546,D1,P12

Bassin Louise 1900
BANQ:P546,D1,P34


Bassin-Louise Marina 2008
(ma photo)


Bassin Louise 1895
Photo de BANQ:P585,D15,P12

Bassin Louise 1927
BANQ:E21,S110,SS1,SSS1,PK101-2


Bassin-Louise 2006
(ma photo)


Baie de Beauport 1950
Photo de Lida Moser. BANQ: P600,S6,D1,P451


Port de Québec et bassin Louise 1925
Photo aérienne de Fairchild company

Baie de Beauport 2007
Port de Québec et pointe de l'Ile d'Orléans 2007
(ma photo) 

Port de Québec au 19e et jusqu'à la mi-20e siècle

Port Québec 1850
Port de Québec en 1850 dans sa période la plus achalandée
Photo tirée d'un dépliant du Port de Québec à l'occasion de son 150e anniversaire en 2000


Anse au Foulon, Compagnie Guilmour en 1860
ANC: mikan 3623522

flottage du bois
Flottage du bois pour la construction des navires au pied de la côte Guilmour
Photo tirée du dépliant du Port de Québec pour son 150e


Anse au Foulon 1880
BANQ: P1000,S4,D60,P28


Flottage du bois, Anse au Foulon 1880
BANQ: P1000,S4,D60,P29

On peut voir probablement, sur cette photo, un cageux qui résulte de la drave du bois en provenance d'aussi loin que l'Outaouais. Les cageux étaient des assemblages de bois liées pour les amenés par l'eau à leur endroit d'utilisation. Des espèces de barges improvisées. Il semble que le mot drave vient de l'anglais "drive" où l'on dirigeait le bois flottant.
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Anse de Sillery aux environs de 1880
BANQ: P560,S1,P000114


À l'Anse de Sillery en 1880 environ, équarissage du bois pour les navires
BANQ: P560,S1,P000116

Durant la seconde moitié du 19e siècle, le "havre de Québec" constituait le principal port de bois pour la construction naval à destination de la Grande Bretagne.
 


Anse au Foulon du Cap Diamant en 1900
BANQ: Carte postale

L'âge d'or de la construction navale à Québec se situe de 1840 à 1870 avec le plus important acteur dans le domaine, James Gibb Ross . Pendant cette période, il finance et possède près de 30% de tout le marché de la construction et du bois de construction de navires. L'industrie prospère dans cette période 1 200 navires sont construits par les chantiers de Québec. 75% de ces bateaux sont pour le commerce ce qui correspond à 95 % du tonnage.

Ces bateaux sont financés par les marchands de bois dont: les Guilmour, Lemesurier, Guillespie et autres. Mais le plus important est Ross. Il a établi un réseau de vente en Angleterre, en Irlande, en Écosse, en France et aux États-Unis d'Amérique.

Cependant à partir de 1870 et surtout de 1873 avec l'arrivée de la crise économique et de nouvelles techniques de construction font naître le déclin de la construction navale à Québec.

Les marchands de bois se désintéressent de cette activité et se lancent dans la construction, pour des besoins locaux, de petits navires à vapeur pour le transport ou le remorquage de marchandises entre deux rives.

Au cours des années 1870 à 1880, le coût des matières premières ainsi que les coûts de la main d'oeuvre rendent de plus en plus difficile le maintien de cette industrie. Les constructeurs manquent de liquités et, en plus la demande est en baisse. La construction navale devient moribonde et s'éteint.


Entrée nord du tunnel du Foulon
Ma photo en 2014


Sortie sud du tunnel qui va de St-Malo au Port de Québec
Ma photo 2015

Ce tunnel, construit par le CPR (Canadian Pacific Railway) pour relier directement sa ligne de Québec à Montréal vers le port de Québec.

Selon le site Québec urbain, le tunnel est toujours en opération. Bien sûr, sa fréquence d'utilisation n'est plus celle qu'elle a déjà été.

Le premier objectif de la construction de ce tunnel a été de permettre, avec la construction de l'Empress of Britain, d'amener au port de Québec les passagers de Montréal qui s'embarquaient sur le bateau.

Je pensais que ce tunnel aurait permis de faciliter le transport des marchandises pendant la deuxième guerre mais, je n'ai rien trouvé de tel. En effet, si la configuration des rails actuels sont les mêmes qu'au cours de la guerre, on ne voit pas de liens entre l'arsenal de St-Malo et le tunnel pour le port.

Les employés devaient se mettre des morceaux de linge mouillés devant leur visage pour éviter de trop respirer de fumée. La fumée était si importante, qu’ils étaient incapables de voir autour d’eux. Ils devaient toucher la paroi du tunnel pour savoir s’ils avançaient. Aussitôt que les locomotives au diesel ont été disponibles, le Canadian Pacifique en a dépêché une sur place pour pousser les trains à vapeur pour éviter d’incommoder les passagers.

Les premières locomotives Diésel-électriques ont commencé à être utilisées pour le transport des passagers et des marchandises dès la fin de la deuxième guerre mondiale. Puisque la gare maritime Champlain a été terminée en 1957 et que ce bâtiment devait accueillir le flot d'immigrants qui arrivaient à la suite de la création du ministère Citoyenneté et de l’Immigration en 1950, on peut supposer que le Canadien-Pacifique a doté ses trains qui amenaient ce flot d'immigrants à Montréal et ailleurs au Canada de Diésel-électriques de façon à ne pas incommoder cette clientèle lucrative lorsqu'ils passaient dans ce tunnel.

Port de Québec de nos jours secteur Dalhousie et Gare maritime


Terrasse vue de la Citadelle 1900
BANQ: P560,S1,P460


Port de Québec vu de la Promenade 2010
(ma photo)


Port vu de la Terrasse Dufferin 2008
(ma photo)


Bateau de croisière Emerald Princess
Ma photo octobre 2012

Avec le terminal de croisières inauguré en 2002 au Vieux-port de Québec, Le Port de Québec accueille de grands bateaux de croisières comme l'Emerald Princess.

 


Rue Champlain 1909 carte postale
BANQ: P547,S1,SS1,SSS1,D1-1


Photo de l'Anse aux Foulons avant la construction de la gare maritime Champlain
BANQ: E6,S7,SS1,19597-plage


Anse aux Foulons en 1944
BANQ:E6,S7,SS1,P19590


Anse aux Foulons en 1944
BANQ: E6,S7,SS1,P19590

Les trois photos précédentes font partie d'une analyse de repérage pour la construction de la gare maritime Champlain et de l'agrandissement du port.

Comme on peut le voir la gare Maritime Champlain a été construite à la plage du Foulon. La seule plage disponible pour les gens de la ville. Cependant, il n'est pas certain que cette plage répondait même aux normes hygiéniques du temps, encore moins à celles d'aujourd'hui.


Église N-D de la Garde, rue Champlain 2011
(ma photo)

En comparant, la carte postale de 1909 (voir ce lien) et la photo de 2012, on voit très bien que le boulevard Champlain d'aujourd'hui empiète largement sur le lit du fleuve.


À la gare maritime Champlain en 1959
ANC: mikan 4317772

La photo ci-dessus donne un aperçu de l'importance de l'immigration autour des années 1950. À cette époque, beaucoup d'immigrants arrivaient par bateau à Québec.

Il faut savoir que le port de Québec a été le port d'entrée des immigrants pendant près de cent ans.

Dans les dernières années, années 1950 et suivantes, il s'agissait moins d'immigrants que d'une nouvelle clientèle, les touristes.


Gare Maritime Champlain 2011
(ma photo)


La gare maritime que l'on voit derrière son stationnement, a été inaugurée en 1959 pour faire face à la forte immigration de cette période d'après-guerre. Sa construction découlait aussi d'une nouvelle vision politique avec la création du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration en 1950. Au cours des années 1950 graduellement l'immigration a fait place aux touristes arrivant par bateaux.

Le complexe conçu par l’architecte Gaston Amyot a été inauguré en 1959 pour servir de porte d’entrée pour des millions d’immigrants au Canada. Avec le développement de l’aviation et la chute du transport maritime de passagers, le bâtiment a changé de vocation au début des années 70 pour servir d’édifice de bureaux.

En 2012, le gouvernement fédéral a décidé de "déconstruire" de façon la plus écologique possible, cet édifice et de relocaliser tous les fonctionnaires. Certains employés iront dans un nouvel édifice de la rue d'Estimauville et d'autres seront déplacés vers d'autres affectations. Décisions étonnantes, d'abord de "déconstruitre" au lieu de démolir et en plus d'un édifice reconnu (2e niveau d'importance après le statut de classé) parmi les lieux patrimoniaux du Canada . Un article du quotidien Le Soleil se penche sur cette décision. En voici un extrait::

Déception

Le bâtiment a été construit selon le style International, un mouvement architectural en vogue à l'époque et dont l'un des symboles les plus forts est le siège des Nations unies à New York. Même si l'édifice a une cinquantaine d'années à peine, tant Louise Mercier que Martin Dubois se désolent de le voir disparaître, estimant que sa démolition créera un trou dans l'histoire architecturale de Québec. Ils sont d'autant plus déçus que l'Icomos, un organisme international qui veille à la préservation du patrimoine architectural dans les villes du patrimoine mondial, avait recommandé sa préservation dans un rapport remis au gouvernement fédéral en 2001. Un spécialiste avait suggéré de convertir la Gare maritime en port de destination en complément du terminal de croisière de la Pointe-à-Carcy. En tout, au Canada, 270 bâtiments fédéraux sont «classés» et 1062 sont «reconnus». Le BEEFP, qui supervise ce patrimoine, se félicite sur son site que depuis sa création, seulement 12 bâtiments protégés ont été détruits. La Gare maritime Champlain sera le 13e.

Le Port nie réclamer ces terrains

Le Port de Québec nie catégoriquement avoir réclamé les terrains de la Gare maritime Champlain pour étendre ses activités. Son vice-président exécutif, Marcel Labrecque, indique plutôt que le fédéral a jugé trop salée la facture pour permettre à l'édifice de résister aux tremblements de terre. Au début des années 2000, le gouvernement a fait étudier l'état du bâtiment construit en 1959. L'analyse de la firme Lopexco a déterminé que la gare maritime ne répondait pas aux normes actuelles de résistance aux séismes. «C'est un bâtiment très lourd. Selon notre étude, il faudrait procéder à de lourds travaux de réfection pour augmenter sa résistance», confie aujourd'hui le président de la firme d'ingénierie, Louis Paradis. Les défenseurs du patrimoine n'achètent pas cet argument. «On ne va quand même pas tout démolir ce qui ne se conforme pas aux normes sismiques, parce qu'il y a peu d'édifices patrimoniaux qui resteront», souligne Louise Mercier, du Conseil des monuments et sites du Québec.


Quotidien Le Soleil 29 mars 2011

Voici ce qu'en dit le site de: Lieux patrimoniaux du Canada.

Description du lieu patrimonial

La gare maritime Champlain se trouve à l’Anse-au-Foulon, dans le secteur portuaire de Québec. Un grand bâtiment moderne, il se distingue par son extérieur en béton armé peint en blanc, sa volumétrie complexe et ses fenêtres en longs bandeaux. La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.

Valeur patrimoniale

La gare maritime Champlain est un édifice fédéral du patrimoine reconnu en raison de son importance historique, de l’intérêt qu’elle présente sur le plan architectural et de la place privilégiée qu’elle occupe dans son milieu.

Valeur historique

La gare maritime Champlain illustre le rôle important de Québec comme port d’entrée de millions d’immigrants au Canada au milieu du XXe siècle. La construction du bâtiment, venue dans la foulée de la création du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration en 1950, témoigne d’une époque où les politiques en matière d’immigration ont changé, provoquant une hausse importante du nombre d’immigrants arrivant au pays et la nécessité de construire des nouvelles installations. Localement, la construction de la gare maritime Champlain à l’Anse-au-Foulon a joué un rôle important dans l’expansion du port vers l’ouest, ce qui a justifié des investissements supplémentaires dans ce secteur de la ville.

Valeur architecturale

La valeur de la gare maritime Champlain découle du fait qu’il s’agit d’un très bel exemple formel du style International. Avec sa volumétrie complexe et aérodynamique, sa construction en béton et son minimum d’ornementation, le bâtiment évoque une esthétique basée sur les principes du génie. Sa conception fonctionnelle est très efficace dans la mesure où toutes les fonctions administratives requises pour la réception des nouveaux immigrants sont groupées sous un même toit. La planification minutieuse des circulations ne fait que rehausser cette caractéristique de l’édifice.

Valeur environnementale

La gare maritime Champlain constitue, avec le hangar A (premier bâtiment construit en 1931) et la voie ferrée, un ensemble qui s’harmonise avec le caractère du port à l’Anse-au-Foulon et le souligne. Le bâtiment est connu dans les environs.

 


Gare maritime Champlain telle qu'elle était avant sa déconstruction en 2012.
Photo tiré du site:parti-arch

Ici, on parle de déconstruction et non de démolition parce que cela s'est fait avec un grand respect de l'environnement.

La gare maritime Champlain n'a pas été démolie mais déconstruite. Selon les responsables du Gouvernement fédéral, il s'agit d'un modèle de déconstruction où tous les matériaux sont triés et récupérés. Que ce soit la petite quincaillerie à l'intérieur de l'édifice ou les armatures de métal enfouies dans le béton. Les seuls débris de béton restent sur place pour faire du remplissage à la fin.

On a mis huit mois pour la planification et la déconstruction alors que la démolition aurait mis quelques jours et environ deux semaines pour ramasser les débris.



Terrain qu'occupait la gare maritime de Québec
Ma photo de novembre 2013

Emplacement de l'ancienne gare maritime de Québec, démolie au cours de 2012, tel qu'il apparaît en novembre 2013.

 


Premier silo à particules de bois en novembre 2013
Ma photo en novembre 2013

Apparition du premier silo à particules de bois installé sur le terrain d'Arrimage Québec. Ce silo est juste sur le terrain à l'ouest de la photo précédente qui montre l'ancien emplacement de la gare maritime.


Vue des sillos en 2014 à partir du promontoire de Sillery
ma photo 2014


Vue des sillos au zoom à partir du promontoire de Sillery
ma photo 2014


Vu panoramique à partir du promontoire de Sillery, Église St-Michel
mon montage panoramique 2014

Mon "éditorial" qui n'engage que moi! Pour l'instant, ces deux silos n'ont rien de négatifs sur l'aspect visuel. Si ce que l'on nous assure, ils seront effet zéro sur la pollution mais positif sur le marché de l'emploi... alors je suis d'accord. Mais en tant qu'organisme régit par le Fédéral.. je doute beaucoup de sa sensibilité au respect de l'environnement!! m'enfin!!