Histoire des Ursulines

ANC 3383997

Chapelle des soeurs Ursulines en 1880, partie centrale face à l'entrée extérieure

BANQ: P728,S1,D1,PWQ_124


Cette photo de 1950 est, ce que l'on pouvait voir par la partie grillagée à droite près de l'autel sur la photo de 1900.

BANQ: P15,S4,P1035


Soeur Ursuline 1890
Il s'agit du costume des Ursulines de Tours à la demande de Marie de l'Incarnation

BANQ: P600,D1,P0891

Voûtes du couvent des Ursulines de Québec avant 1759, photo de 1885.

Ces voûtes ont servi de refuge pendant les bombardements de 1759.

Les soeurs fondatrices sont: mère Marie-de-l'Incarnation, mère Marie-de-St-Joseph et mère Cécile-de-Ste-Croix ainsi que leur protectrice Mme de La Peltrie. L'histoire des Ursulines de Québec et des fondatrices de l'Hôtel Dieu de Québec, les Augustines ou les Hospitalières, commence en Nouvelle-France, le 1er août 1639, en provenance de France après un long voyage de trois mois.

La première habitation qui leur était prêtée était une maison comportant une seule pièce et faisait probablement 16 pieds sur 16 pieds (on dit dans le texte de Marie-de-l'Incarnation, 16 pieds carrés, ce qui ne peut certainement pas loger les 3 soeurs et Mme de la Peltrie ainsi que les élèves qui dès les premiers jours viennent y suivre des cours.)

La vie cloîtrée et la réalité de la Nouvelle-France.

Alors qu'en France, le cloître devait isolé du monde hostile et protéger la vertu des femmes de la communauté. Les conditions de logement au moins jusqu'en 1642 (deux ans et demi après leur arrivée) ne se prêtaient pas du tout à l'isolement du cloître. Il faut savoir que le premier édifice dans lequel elles ont été logées ne comprenait que deux petites pièces. Alors le contact "avec le milieu hostile" était très rapproché.

En plus, même pendant ces premières années, leur mission d'enseignement et d'enseignement spirituel auprès des jeunes filles autochtones amène les Ursulines à approcher les Amérindiennes pour leur enseigner la foi chrétienne.

Puisque la colonie à cette époque est très réduite, les personnes d'autorité sont restreintes. Les Ursulines ont obtenu une concession, celle de Sainte-Croix et, avec celle-ci, vient des responsabilités civiles et légales et doivent ainsi rencontrer dans le nouveau monastère, à l'emplacement actuel, des réunions d'administration avec les notables de Québec. Ce monastère devient donc le manoir seigneurial des Ursulines et avec toutes les obligations que cela comporte.

Il va de soi que les règles claustrales initiales françaises ne peuvent plus être maintenues. Elles seront donc modifiées pour la Nouvelle-France et elles constituent ainsi un ordre particulier.

En plus des conditions particulières concernant les règles claustrales en Nouvelle-France, les exigences du climat, les conditions d'organisation de la vie et l'origine des soeurs ursulines, il sera nécessaire d'assouplir plusieurs règles des communautés d'origine ainsi que du choix des candidates.

Dès le départ, les premières Ursulines proviennent de Paris et de Tours. La communauté de Paris et celle de Tours n'ont pas tout à fait les mêmes règles et la même mission. Il sera nécessaire que les candidates qui viennent en Nouvelle-France acceptent de faire des compromis pour s'adapter aux règles coloniales. Il faudra que Marie de l'Incarnation y mettre beaucoup d'efforts pour obtenir les compromis nécessaires à la bonne marche de l'établissement colonial.

Ce n'est qu'en 1647, que les Jésuites ont l'autorisation de prendre la responsabilité de la communauté des Ursulines, auparavant il ne leur était pas permis de superviser une communauté féminine.

Une fois cette autorisation obtenue, les Jésuites optent pour la constitution de Paris qui ajoute le devoir d'instruire la jeunesse. Elles conserveront le costume de Tours et bien sûr les trois règles de base des communautés, la chasteté, l'obéissance et la pauvreté.


Référence: Cap-aux-Diamants, no 118, été 2014 par Jessica Barthe, page 7 et suivantes.
 

BANQ: P600,S6,D1,P224
Aile Ste-Angèle, corridor 1932


Parloir des élèves 1900
ANC 3383997

Les couventines se plaçaient derrière les grillages tout autour de la salle.Les parents ou les visiteurs se placaient de l'autre côté des grillages. La table au centre était probablement là pour permettre aux autres visteurs d'attendre leur tour.


Salle de récréation des élèves 1900
BANQ: P560,S1,P560


Salle de réceptions 1900
BANQ:P560,S1,P390

cour du Couvent 1900
Cour du Couvent des Ursulines 1900
BANQ: P560,S1,P000185

Trois ans après leur arrivée en Nouvelle-France, le couvent était presque prêt à les accueillir. En fait, tous les murs n'étaient pas fermés et, seule, la cuisine avait un poêle. Malgré l'hiver qui s'en venait, les soeurs ursulines y ont quand même vécu, pendant l'hiver 1642.

En 1650, leur nouveau couvent est complètement détruit par le feu. La soeur cuisinière aurait oublié des charbons rouges pour le pain et serait tombée endormie avant de les enlever.

Elles ont été recueillies principalement par les Hospitalières de l'Hôtel-Dieu pendant la reconstruction du couvent. La reconstruction s'est faite relativement rapidement et toute la petite communauté de Québec a aidé financièrement et physiquement à cette reconstruction.

panoramique
Cour intérieure du couvent des Ursulines 2010 (vue vers l'est)
(ma panoramique)


Chapelle des soeurs Ursulines 1890
Musée McCord: MP-0000.1167.10

Couvent des Ursulines, chapelle latérale 1950
BANQ: P728,S1,D1,PWQ_124

Couvent des Ursulines 1900 jardins
BANQ: P560,S1,P185



Cour des Ursulines 1940
BANQ: P600,S6,D1,P198

La cour que l'on voit sur cette photo est presque identique à celle que j'ai photographiée, sous un autre angle, en 2010. Il s'agit du panoramique précédent.

Ruelle des Ursulines 1950
Photo de Lida Moser BANQ: P728,S1,D1,P1-38


Ruelle des Ursulines près de D'auteuil 2009
(ma photo)

Deux photos prises à peu près au même endroit à presque 60 ans d'intervalle. On peut constater les efforts effectués pour embellir la ville.


Chapelle Ste-Philomène, Ursulines de Québec
ANC3384261

Entrée des Ursulines 2009
Entrée du Couvent des Ursulines
ma photo 2011